BRUXELLES 06/11 (BELGA) =
Plusieurs personnalités atypiques de la gauche belge, parmi lesquelles Paul
Jorion, Thierry Bodson, Eric Toussaint, Vincent Decroly et Georges Henri
Beauthier, plaident dans une tribune commune pour une politique combinant
taxation progressive du capital et annulation de dettes jugées illégitimes.
Evoquant ces deux voies censées permettre une réduction des inégalités -
incarnées respectivement par l'économiste Thomas Piketty et le sociologue
David Graeber-, les signataires se demandent "pourquoi choisir".
Une partie de la dette publique est illégitime selon eux, car elle "est due en bonne part à la transformation de dettes privées, celles des banques notamment". Dès lors, "il faudra imposer l'annulation des dettes sous l'impulsion des mouvements sociaux". "Pour nous, imposition du capital et annulation des dettes illégitimes doivent faire partie d'un programme bien plus vaste de mesures complémentaires permettant d'enclencher une transition vers un modèle post-capitaliste et post-productiviste", affirment-ils. "Un tel programme, qui devrait avoir une dimension européenne tout en commençant à être mis en pratique dans un ou plusieurs pays, comprendrait notamment l'abandon des politiques d'austérité, la réduction généralisée du temps de travail avec embauches compensatoires et maintien du salaire, la socialisation du secteur bancaire, une réforme fiscale d'ensemble, des mesures pour assurer l'égalité hommes-femmes, le développement des services publics et de la protection sociale et la mise en place d'une politique déterminée de transition écologique", ajoutent-ils. Cette tribune a été publiée sur le site du Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde | |
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vendredi 8 novembre 2013
Jorion, Toussaint et d'autres appellent à imposer le capital et annuler des dettes
mercredi 6 novembre 2013
Compte rendu de la dernière AG
Le 5
novembre, nous avons tenu notre assemblée générale.
Lors de
celle-ci, nous nous sommes mis au courant de ce qui avait été discuté lors de
la dernière réunion de coordination des comités d’audit citoyen de la dette.
Retenons que pour l’instant, des comités sont actifs à Arlon, Marche
–en-Famenne, Nivelles, Verviers, Liège, Bruxelles et bien sûr La Louvière. Un
groupe se met sur pied pour un audit de la SNCB et certaines associations
prennent des initiatives comme la réalisation d’un film sur Dexia, la
réalisation d’une mallette pédagogique féminisme et d’un visuel
« facture » qui exige au gouvernement de rembourser les femmes plutôt
que les banques.
Le site
Internet et les outils de communication vont changer pour correspondre à
l’élargissement consécutif à la naissance de la coordination des comités
d’audit de la dette. Le guide d’audit continue à être travaillé et les
têtes de chapitres sont les suivants : contextualisation, sensibilisation,
audits, constats et revendications. Le guide retravaillé sera disponible dans
les jours qui viennent et on pourra faire des commentaires. Lié au contenu, il
y a un débat à avoir sur la notion d’illégitimité de la dette à avoir au-delà
du groupe de coordination.
Les
prochaines activités de la coordination : site et guide devraient sortir
fin novembre ;prochaine réunion du groupe méthodologie le 8 novembre à 14
h à Liège (lieu à confirmer) ;prochaine réunion de la coordination des
comités d’audit le 27 novembre vers 18 heures à Namur (à confirmer) ;Le comité d’audit citoyen de la dette de la Région du Centre
retient particulièrement la proposition d’une rencontre de toute la plate-forme
(échanges entre les groupes locaux, infos sur le mode de fonctionnement,
après-midi de discussion sur la dette illégitime et revendications communes)
les 8 ou 15 février. C’est encore à l’état de proposition. Si cela se fait, le
comité de la Région du Centre essaiera d’organiser une mobilisation
particulière. Nous sommes aussi fortement intéressés par l’idée d’une action
publique de la coordination des comités d’audit pour un avoir plus d’écho dans
les médias et dans l’opinion publique.
Dernière info
de la coordination : « Marianne » Belgique voudrait faire un
dossier exclusif sur l’audit et la coordination va leur demander d’attendre.
Pour
la Région du Centre :
-
Le 3 décembre, le comité d’audit de la dette et l’école des
cadres de l’ASBL CEPRé organisent une matinée de réflexion sur les thèmes des
crises financières, de la dette, des politiques d’austérité et de
l’augmentation de la pauvreté. Un accent particulier sera mis sur l’austérité
qui conduit à un appauvrissement général de la population, notamment par la
mise en cause des droits sociaux et économiques fondamentaux. Nous toucherons
par exemple au thème de l’affaiblissement général des politiques sociales,
notamment celles menées dans les communes par les CPAS. Evidemment, nous
discuterons aussi le volet alternatives et actions. Cette matinée vise les
délégués syndicaux et militants des entreprises privées et du secteur non
marchand qui participent à l’école des cadres du CEPRé mais elle sera ouverte à
des TSE, aux travailleurs et militants des services publics et à toute personne
désireuse de s’informer sur les thèmes que nous développons. Les oratrices et
orateurs sont les suivants : Emilie Paumard du CADTM, Marco Van Hees de
l’ASBL La Braise, Bernadette Schaeck du Groupe de défense des allocataires
sociaux, Christine Mahy du Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté. Vous êtes toutes et
tous invités à participer à la préparation de cette matinée le 21 novembre à 9
h 30, dans les locaux de la FGTB/Centre, rue Henri Aubry, 23 à
Haine-Saint-Paul.
-
Lors de notre AG du 5 novembre, nous avons confirmé notre
intention de travailler sur les impacts de la dette et des politiques
d’austérité sur les communes. Notre intention est la suivante :
concerner l’ensemble de la population à la défense d’un service public communal
de qualité et accessible à toutes et à tous. Tout particulièrement, nous visons
à analyser les répercussions de la dette et de l’austérité sur les politiques
sociales, c’est-à-dire sur les CPAS. Nous allons rédiger un questionnaire qui
pourrait la base pour des rencontres avec les CPAS de La Louvière, de
Morlanwelz, d’Anderlues, de Soignies, d’Ecaussinnes, du Roeulx. Dans le
prolongement, nous voudrions que ces rencontres aboutissent au moins à un débat
public sur le thème des politiques sociales communales dans le cadre de la
crise de la dette et de l’austérité imposée à l’ensemble des services publics.
A travers ce thème, nous souhaitons mettre en lumière le fait que les femmes et
les familles sont particulièrement touchées par les mesures d’austérité.
Important aussi de déculpabiliser la population qui n’est pas responsable de la
dette. Nous envisageons cette action en solidarité avec les luttes des
travailleurs communaux A la réunion du 21 novembre, une première mouture du
questionnaire à adresser aux CPAS sera proposée.
NOS DEUX PROCHAINES REUNIONS :
-
LE 21 NOVEMBRE A 9 H 30, RUE HENRI AUBRY, 23 A
HAINE-SAINT-PAUL.
-
LE LUNDI 9 DECEMBRE A 18 H 30, DANS LES LOCAUX DE LA
CGSP, RUE DU TEMPLE, 7 A LA LOUVIERE.
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